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De Chenillé-Changé à La Suze-sur-Sarthe
par la Mayenne, la Maine et la Sarthe.
 JF
Macaigne

 
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En quittant Châteauneuf, on laisse à droite le très joli château Renaissance de Port-l’Abbé, puis, un peu plus loin, le château de la Chapitière. On arrive 3 km plus loin à Brissarthe, lieu de la terrible bataille au cours de laquelle Robert le Fort perdit la vie. Dans l’église, ce sarcophage mérovingien serait-il le sien ? Mystère… car Robert trouva la mort en 866 devant la chapelle en bois qui précéda celle-ci. En ville, pas très loin de l’église, un beau mur orné de fenêtres Renaissance : c’était le Manoir de la Coutardière, construit au XVe, XVIe et XVIIe, et transformé ensuite en ferme. Sic transit…
A 6 km, le clocher en pierre de Morannes attire l’œil. Il surplombe une belle église du XIe, continuée aux XIIe, XIIIe et XIVe. Sur le mur de la pharmacie, regardez la plaque qui vante les médicaments de l’abbé Chaupitre. C’est une rareté : l’abbé Chaupitre fut dès le début du XXe siècle, l’apôtre de l’homéopathie, qui faisait scandale, à l’époque.
L’écluse qui arrive est celle de Beffes. On y voit les restes d’un vieux moulin au milieu de la rivière, entre les deux petits barrages. A partir de là, le paysage est très bucolique jusqu’à Sablé, notamment grâce à la présence d’un superbe golf sur la droite, après le pont de chemin de fer. Quelques hérons profitent des arbres pour avancer à pas comptés à la recherche de leur nourriture, et les saules nous accompagnent jusqu’à l’écluse de Sablé, par laquelle on rentre dans le port. Si vous arrivez montant dans les heures où c’est à vous de la manœuvrer, prévoyez de débarquer votre équipier au ponton situé une bonne centaine de mètres avant. Il n’y a pas d’autres possibilités.
Sablé-sur-Sarthe est véritablement une très jolie ville. Le port, idéalement situé, permet de profiter à la fois de l’église Notre-Dame et du château, qui domine de sa masse les eaux de la Sarthe. La nuit, le spectacle est splendide. Cette élégante construction du XVIIIe remplaça une forteresse du Xe siècle. Elle fut élevée par Jean-Baptiste Colbert de Torcy, neveu du grand Colbert. On peut se promener dans le parc, à l’ombre de grands cèdres et au milieu de pelouses tendres. On ne visite pas. Seuls quelques veinards travaillent dans ces lieux pour une annexe de la Bibliothèque nationale. De là-haut, on a une vue superbe sur le port, Notre-Dame, la Sarthe, et bien sûr la ville sur l’autre rive.
On redescend par de petites rues qui s’enroulent autour du rocher, bordées de vieilles et belles maisons dont quelques-unes à pans de bois. La mairie est en bas, sur une longue place où il est nécessaire de s’attarder un peu : tout d’abord parce c’est là que se trouve la Maison du Sablé (1), le repaire du Petit Sablé. Goûtez. Vous réaliserez que vous n’aviez jamais mangé un sablé auparavant. C’est comme ça. La vie est faite de découvertes. Un autre endroit très extraordinaire est la charcuterie de Philippe Oger (2), au fond de la place, où l’on trouve des rillettes comme nulle part ailleurs. Comme nous sommes curieux, surtout concernant ce chapitre, et que cette charcuterie était fermée ce jour-là (nous sommes revenus exprès), nous avons déniché pour vous la boucherie-charcuterie J. Gauthier (3), très bien aussi, mais de l’autre côté de la ville, dans la rue St Nicolas.

Dans la rue St Nicolas se trouvent de très jolies maisons, et rue des Terres vous apercevrez l’ancien couvent des Cordelières, ainsi que la maison natale de Dom Guéranger, fondateur de l’ordre rénové des Bénédictins et grande figure de l’Abbaye de Solesmes. L’église Notre-Dame, face au port, remplaça fin XIXe une autre beaucoup plus ancienne, trop petite. Elle en a conservé quatre verrières de 1495.

(1) La Maison du Sablé, 38 place Raphaël Elizé. Le Sablé est un petit gâteau rond délicieux.

(2) Ph. Oger, 18 Grande Rue

(3) J. Gauthier, 38 rue St-Nicolas

 
   
Texte & photos : © JF Macaigne